L’harmattan de retour en Guinée.

L'harmattan en Guinée via Google

L’harmattan en Guinée via Google

Après la pluie, c’est le beau temps a-t-on l’habitude d’entendre. La nature bien nettoyée s’apprête à accueillir un étranger tant bien que mal : l’harmattan.

Les tôles, les sols, les rues, les maisons, tous sont dépourvus de saletés après six (6) mois de pluies. Bien que ces pluies soient désinfectant pour la nature, les enfants s’en plaignent car ils profitent moins des  vacances. En effet, après trois (3) mois de repos, les écoliers reprennent le chemin de retour dans les établissements publics et privés, dès quelques jours épuisés après la célébration de la fête de l’indépendance. Mais avant la rentrée, les parents très inquiets du vent de l’harmattan  qui bientôt frappera la nature, achètent des tenues à tissus lourds qui pourront être opaques à la fraîcheur du vent.

L’harmattan est un vent mi chaud, mi froid qui souffle du Sahara vers le continent africain notamment en Afrique occidentale. Il ramasse plusieurs quantités de sable dans les pays très souvent sahéliens comme le Sénégal et la Mauritanie qui formeront des dunes dans un coin imprécis et rendant la nature floue.

Pendant la période de l’harmattan, les meubles, les armoires, les arbres, les fauteuils, tous craquent. Petit à petit la nature qui était belle à contempler perd sa beauté et est peinte de poussière à présent. Beaucoup de plantes qui fleurissaient sans cesse sont maintenant incapables de garder leurs belles fleurs qui embellissaient leur entourage.

A l’école, maîtres, maîtresses, élèves, tremblent tous de fraîcheur et ont du mal à bien articuler les mots empêchant ainsi la bonne compréhension des leçons par les apprenants. Dans les classes, les cours sont anéantis par l’asthénie et la somnolence et cela  affecte  la progression chronologique dans les différents programmes. Dans certains de nos villages qui sont très exposés aux effets de l’harmattan, les cours y sont stoppés.

Dans les marchés, les vendeurs de pullovers, de gants, de chaussettes, des chaussures bien protégeant, des lunettes, des cache-nez, des huiles corporelles, labiales et même des huiles de karité, sont les plus convoités. Pendant ce temps, les jeunes filles et garçons qui se dénudaient dans leurs habillements sont contraints de couvrir tous leurs corps; Ah oui, harmattan je t’en félicite !!!

Dans les campagnes, il est formellement interdit de cuisiner pendant la journée, moment où le vent est en son plein. Les cases sont couvertes de pailles  qui s’incendient par la moindre étincelle. En cela, l’harmattan y est synonyme de régime. En plus au sein de certaines familles, les gens peuvent passer un (1) mois sans que leurs corps ne soient visités par l’eau. Je me  demande bien comment leurs corps éliminent les substances nocives pour l’organisme puisque les pores de leurs peaux sont bouchés de saletés; Waouh vraiment ils sont résistants !!!

Les rhumatismes, les drépanocytaires, les vieillards, les femmes enceintes, les tout-petits sont les patients potentiels dans les différents hôpitaux et dispensaires.  Les soirs dans la plupart des familles, la soupe bien pimentée est dégustée par tout un chacun, les narines sont embouteillées  de saletés rejetées par les cils.

Présentement, en ce mois de décembre les premiers signes ont commencé à se ressentir, Eh oui l’harmattan est un phénomène cyclique qui s’impose aux populations d’Afrique Occidentale bien obligées de l’accueillir !!!

Une chair de poule…

Mère qui est morte pour sauver son enfant

Mère qui est morte pour sauver son enfant via Google

la femme qui accouche morte

Mère qui accouche morte via Google

Ce soir, en ouvrant ma page facebook, s’affichent deux tristes informations.                                                                                                                         Primo, une mère qui a perdu sa vie au profit de celle de son enfant. Le problème a découlé d’une complication très rare qui est le passage du liquide amniotique dans le sang maternel, il était nécessaire de faire un choix, l’enfant ou  la mère, sans tarder, la maman a préféré la mort dans le but de sauver son enfant. Quel amour, vraiment être maman c’est risqué sa vie au profit d’une autre !!! Pour sauvegarder la vie des milliers de femmes, je ne me lasserai jamais de me battre afin de réaliser mon rêve en Médecine pour revivre le sourire de nos chéries mères.

Secondo, une femme, à sept et demi de grossesse, succombe dans un incident au Mexique, à l’hôpital, le médecin légiste déclare qu’elle est morte et aucune chance ne souriait au fœtus. Après vingt-trois heures, les parents et proches de la défunte devaient l’amener à sa demeure, soudain, dans le cercueil, les cris poussent, incroyable mais vrai, le cadavre a enfanté. Gloire au tout puissant, les mystères de Dieu ne cesseront jamais de se révéler. Mes chers, Dieu nous clarifie sa divinité chaque instant qui passe pour que nous les Hommes, nous ne doutions point de son existence. Bon vent aux nouveaux nés et la paix réside dans les tombes de leurs mères !!!

Ebola : Panique en Guinée

un homme atteint d’Ebola en Guinée Conakry l sur Google

En janvier dernier, par le canal de l’internet, j’ai appris la survenue d’une maladie beaucoup plus dangereuse que le sida, maladie du siècle dont l’humanité a pu trouver une méthode d’inhibition du virus VIH et empêcher la contamination de la mère au fœtus.

Ebola, qui jusqu’au jour d’aujourd’hui n’a ni traitement précis, ni vaccin, est une maladie qui a les mêmes caractéristiques que d’énormes autres maladies mais se différencie de celles-ci par sa rapide contamination et son caractère hémorragique, elle se transmet par plusieurs modalités : la consommation des viandes de brousse comme le singe et la sauve sourie, par le contact des liquides biologiques d’une personne atteinte etc… En Guinée, vers le sud-Est, la consommation de la viande de singes y est beaucoup fréquente or, par les analyses, ce virus a pour hôte la sauve sourie qui, par le biais de la chaine alimentaire est consommée par nos cousins proches ‘’les singes’’ ainsi le virus trouve autre lieu de refuse.

La viande de singes beaucoup appréciée par nos compatriotes forestiers, le virus abrite sa dernière demeure ‘’l’Homme’’.  C’est alors que ce virus réapparait en Guinée-forestière, Ebola avait déjà existé depuis de nombreuses années passées au Congo mais son existence est restée silencieuse jusqu’à sa réapparition. Pour des mesures de sécurité, le gouvernement bannit la vente de toute sorte de viande de brousse dans nos différents marchés, l’habitude, une seconde nature, nos confrères se  sentent en restriction alimentaire et évoquent l’idée de fausseté de l’existence du virus, le trouble s’installe dans le cerveau de la plupart des citoyens guinéens, évidemment, oui, nous sommes en majorité analphabètes !!!

Du jour au lendemain, les radios, les journaux et même la télévision nationale,  annoncent des cas de contaminations, de suspects et de morts. Petit à petit, Ebola se révèle dans nos différentes villes. Par le fil invisible qui lie tous les Hommes, nos frères libériens et léonais, entrent dans la maison de l’épidémie du temps.

Sur le plan sanitaire, tout le monde prend l’initiative de mettre des seaux remplis d’eau de javel à leurs portes pour désinfecter les mains, méthode que moi je trouve très ironique, Conakry, la capitale guinéenne, est plein d’ordures, une fois dans les marchés, l’on a l’impression d’être dans les boites de sardines, la sueur des uns tombe sur les autres, certains aspirent l’air inspiré par les autres, chacun crache n’importe où. Dans les rues et les fossés, les eaux souillées et les ordures se donnent rendez-vous. Les mains sont propres oui, mais la nature guinéenne reste la convergence des milliers de microbes. A Donka, l’un de nos plus grands hôpitaux, est installé le service d’isolement des malades d’Ebola, ce qui de peur, a fait fuir beaucoup de docteurs et la population mal informée se dit que ce service est fait pour injecter le virus aux gens, les autres services sont désertés, les gens refusent de se faire consulter quelques soient leurs souffrances, de cette idéologie, pleins de gens meurent de simples maladies chez eux.

Economiquement, les uns s’appauvrissent et les autres s’enrichissent, les vendeurs d’eaux de javel et de seaux à pompe gonflent leurs prix, la population tourmentée est obligée d’en acheter. D’énormes pays et institutions nous font des dons que la chaine Radio Télévision Guinéenne (RTG), nous laisse voir et entendre mais la mise sur terrain reste sous l’ombre de la corruption, le manque d’équipement et la prise en charge des personnels traitant et malades reste aléatoire or ces dons sont faits pour couvrir tout cela.

A l’échelle internationale, le Sénégal fut le premier pays à nous fermer sa frontière or la plupart de nos aliments y étaient exportés, acte très inadmissible quelques soient les motifs, en tout cas, c’est dans le mal que l’on reconnait ses vrais amis d’ailleurs nous n’en manquons de rien présentement dans nos marchés, tous les aliments sont abondants et chacun s’en procure à son désir, les prix sont abordables, ah oui tout mal n’est pas nocif !!! Nous sommes à présent enclavés, certains pays nous refusent le visa, dans l’aéroport, les spécialistes sont de tout coin pour de fermes contrôles. Nous sommes pointés des doigts, eh Ebola, tu détruis nos projets de voyage !!! Je pleure, pleure et pleure sans cesse, tout le monde parle nous comme si nous, les citoyens de ces trois (3) pays sont tous le réservoir d’Ebola.

La Guinée, un pays secoué par l’ethnocentrisme, la présence d’Ebola se fait correspondre à une question de politique, moment où les libériens et léonais sont sous contrôle, les guinéens en majorité négligent la présence de ce virus, c’est pourquoi, nous conscients, faisons notre mieux pour ramener ces sourds et aveugles consciencieusement à la raison. Une équipe de sensibilisation dans un village de Nzérékoré a été massacrée par les villageois. Acte jugé très cruel, les auteurs doivent en subir la rigueur de la loi.

Normalement, au mois d’octobre de chaque année, les établissements ouvraient portes et fenêtres, mais pour des mesures de préventions, le gouvernement reporte les rentrées à une date ultérieure,  je me soucis pour ne point qu’il annonce une année blanche.

Pour la première fois dans l’histoire de la Guinée, les fidèles musulmans n’ont puis effectué leurs purifications à la Mecque. La planète toute entière est terrorisée par les effets dévastateurs que cause ce virus mais si les quelques-uns des malades et du corps médical s’en sont sortis alors j’espère qu’Ebola sera vaincu. Que l’âme des victimes repose dans une harmonie totale. Amine !!!

Les larmes invisibles…

love MédecineAu moment où je m’engageais à suivre mon destin d’études médicales, j’étais au primaire; j’ai fait cette année scolaire chez mon père puisque j’avais tant besoin d’amour paternel bien que celui maternel fusse  déjà là. Mais avant d’y aller, ma mère déçue m’a donné ce conseil : « Ma fille, la souffrance qui m’a fait quitter chez ton père quand tu étais à l’état fœtal  âgé de cinq (5) mois  te le fera quitter aussi ».  Résolue d’y aller, je lui  répondis : « Mère, accorde-moi ta bénédiction afin que je connaisse ce que c’est  l’amour paternel ». Ceci étant, le premier jour m’a été inaccoutumé car depuis ma naissance je ne m’étais jamais séparée de ma modeste mère .Quelle nostalgie! La présence de mon frère, qui depuis leur séparation,  vivait avec mon père me faisait garder mon sourire et j’oubliais l’absence de ma mère. Au fur et à mesure que le temps passait, je m’adaptais à mon nouvel endroit.

Après deux années de vie sans ma mère, mes  problèmes dus, d’une part à ma marâtre et, d’autre part, à mon état sanitaire car chez ma mère j’étais toujours assistée dans mon bain mais me voila chez mon père avec des gales, quelle métamorphose ! Un beau matin, je me prépare à aller à l’école comme d’habitude mais cette fois avec une seule idée en tête : le retour immédiat chez ma mère. Mon objectif atteint, ma mère et moi étions les plus heureuses au monde. Quelle joie! Mon frère et moi grandissions séparemment mais nous étions dans le même état d’âme : la pitié de notre mère car nous lui avons suggéré de ne pas se remarier en gardant à l’esprit la faire revivre le foyer de notre père.

         Vue mon éducation, l’aînée de mes tantes ne tarde pas à convaincre mon père pour que je devienne l’épouse de son fils en aventure. Cette proposition a pris son ampleur en 2009, l’année à la quelle je devais passer le brevet(BFM). Inquiète, je passais des nuits blanches, le cerveau tournant sur deux(2) sujets totalement divergents. Ma mère, soucieuse  fait appel à mon oncle paternel en lui disant: « Beau, bien que je ne sois pas chez  ton frère, je m’en soumets à sa décision mais une mise au point, essayez de vous renseigner sur l’occupation de votre neveux ». Mon oncle l’apaise en lui répondant : « belle sœur, sache que je ne saurais te suggérer un chemin jonché d’épines ». Ma mère me martèle : « Ami,  dans le champ de Dieu jamais les mauvaises graines ne poussent, restons  confiantes ». Ainsi, je néglige cette affaire de mariage et me focalise sur mes cahiers pour en fin décrocher mon examen avec un très bon résultat. Quel ouf de soulagement ! Cette histoire de mariage se calme pendant quelques années.

Et voilà, en  2012, lorsque je devais passer le Bac, ma tante  donne la dot pour célébrer le mariage mais je m’oppose catégoriquement. Pour moi,  le premier mari d’une femme est son métier et  leur dit : « Le cerveau pour s’épanouir ne saurait penser sur un sujet sans conclure le précédent, alors  accordez-moi la chance d’affronter mon Bac ». Mon oncle frustré par le comportement de ses sœurs me demande en privé: « Ami, donc après le Bac, que leur diras-tu ? » je lui dis: « oncle je m’en soumets à leur décision ». Derrière cette réponse, je priais Allah nuit et jour afin qu’il me dirige sur le chemin de bonheur.

Dans cette vie, jamais une fille instruite ne souhaiterait être l’épouse d’un homme dépourvu de tout bagage intellectuel : c’est un fait paradoxal. Avant de passer le Bac, son frère vient me dire : « Ami, il semblerait que mon frère s’est marié mais tôt ou tard la vérité rayonnera », ayant à l’idée le début de l’échec du mariage, je passe mon Bac et obtient un résultat avec mention.

        Je m’inscris à l’Université Kofi Annan de Guinée pour l’option Médecine afin de suivre la voie de mon destin. Ce changement m’a bouleversé et j’aboutis  à un résultat  peu concluant, je décide donc de reprendre la classe tout en gardant cette affirmation d’Albert Einstein : « Le mal d’un échec est de rester là où l’on est  tombé »         En 2014, mon année de reprise, ce soi-disant mari rentre au pays. A son arrivée, le secret  caché tant d’année est largement éventé : il s’était marié à une grecque et cela  lui a coûté des troubles de vision. Dans cet état peu reluisant, ne sachant quoi faire, il juge nécessaire  de rentrer mais hélas son arrivée a signé l’échec de leur projet de mariage. Ainsi, seules mes études restent mon souci. Quel épanouissement !